La revue de l'Association des collectionneurs de céramique du Québec

Publications : PHILIP POINTON (1831-1881), MAĂŽTRE-POTIER Ă€ BARABOO, CAP-ROUGE, TRENTON, BALTIMORE, SAINT-JEAN

 PostĂ© par Jacdesterres le 11/04/2013 09:30:00 (858 lectures)

LANCEMENT DU LIVRE :
PHILIP POINTON (1831-1881), MAÎTRE-POTIER À BARABOO, CAP-ROUGE, TRENTON, BALTIMORE, SAINT-JEAN

Cette nouvelle publication, à compte d’auteurs, par Jacqueline Beaudry Dion et Jean-Pierre Dion a été lancée le samedi 20 avril 2013, à 14h30, au sous-sol de l’église St. Andrews Presbyterian, 496 ave Birch, Saint-Lambert. Ce livre est en vente à la Librairie Le Fureteur, à Saint-Lambert.
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Ă€ propos du livre
128 pages, plus d’une centaine de photos couleur, bibliographie sur six pages, reliure cartonnée. ISBN 978-2-9812228-2-4. Prix de vente 45 $.

L’ouvrage traite d’un maître-potier méconnu du 19e siècle qui a dirigé les destinées des deux plus importantes usines de céramique au Québec, soit la Poterie de Cap-Rouge et la St. Johns Stone Chinaware Co. de Saint-Jean. Pointon a également joué un rôle de premier plan dans les grands centres céramifères de Trenton et de Baltimore. On a pu dire, à son décès, que personne de ce côté-ci de l’Atlantique ne lui était supérieur au niveau des connaissances de la céramique. Pourtant, les grands historiens de la céramique nord-américaine du 19e siècle ignorent tout de Philip Pointon!

L’étude présente pour la première fois une biographie détaillée de Philip Pointon et fait connaître les compositions des pâtes et glaçures qu’il a utilisées au long de sa vie, au Canada et aux États-Unis. Elle dévoile de nombreux faits nouveaux sur sa production de terres cuites fines jaunes de Baraboo et surtout de Cap-Rouge, à glaçures transparentes ou de type Rockingham, ainsi qu’aux décors en relief ou ceux de type Mocha. On apprend que Pointon maîtrise et initie, en quelques lieux de travail, la production de faïences blanches fines ou communes, unies ou décorées de bandes de couleur ou de fleurs peintes. Il est l’un des premiers en Amérique du Nord à produire, tant à Trenton qu’à Saint-Jean, de la porcelaine biscuitée dite Parian ; on lui doit de jolies pièces de majolique, produites à Baltimore, et ses ensembles de vaisselle à pâtes teintées bleu dans la masse, faits à Saint-Jean, font la gloire des Musées et la joie des collectionneurs! On illustre les propos de nombreuses photos de tessons de Cap-Rouge et de céramiques produites en ces divers lieux de travail.

Ă€ propos des auteurs

Jacqueline Beaudry Dion, B. A., B. Péd., a été directrice d’une galerie d’art contemporain pendant une vingtaine d’années. Jean-Pierre Dion, Ph. D., a fait carrière comme professeur à l’Université du Québec à Montréal. Ils s’intéressent au patrimoine canadien, en particulier la céramique et le verre, depuis une quarantaine d’années, en tant que chercheurs, collectionneurs, conférenciers, auteurs et commissaires d’expositions.

Ils ont écrit de nombreux articles sur la céramique des 19e et 20e siècles au Québec et aux États-Unis et publié, à compte d’auteurs, La Poterie des Dion (1984) et Céramistes du Québec 1940-1970 (2010, seconde édition revue et augmentée en 2011). Ils sont auteurs des catalogues d’exposition Maîtres céramistes formés à l’École du meuble de Montréal (Musée des maîtres et artisans du Québec, 2011) et Gilles Derome potier et humaniste (Musée du Haut-Richelieu, 2012).

Jacqueline Beaudry Dion est aussi l’auteure et photographe du répertoire 580 marques de céramistes du Québec, édité en juin 2011 par l’Association des collectionneurs de céramique du Québec (ACCQ) dont elle est la présidente. Jean-Pierre Dion est rédacteur de CÉRAMAG, la revue de l’ACCQ.

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Publications :  CĂ©ramistes du QuĂ©bec 1940-1970

Posté par Jacdesterres le 06/11/2012 19:50:00 (1050 lectures)
Publications

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Seconde édition, revue et augmentée, du livre : Céramistes du Québec 1940-1970 de Jacqueline Beaudry Dion et Jean-Pierre Dion. La première édition de 2010, comprenait 27 céramistes et 60 pages et est épuisée.
Cette seconde édition de 2011, avec biographies de 41 céramistes du Québec, formés dans la période 1940-1970, comprend 90 pages et 160 photos couleurs, en plus d'une abondante bibliographie. Ce guide constitue un outil de référence pour le collectionneur, l’antiquaire, l’historien de l’art et le grand public.

Jacqueline Beaudry Dion et Jean-Pierre Dion, conférenciers et co-auteurs de «La poterie des Dion», ont publiés plusieurs articles sur la céramique du Québec et des États-Unis. Elle est présidente de l’Association des collectionneurs de céramique du Québec (ACCQ) et il est rédacteur de CÉRAMAG, la revue de l’ACCQ.

La publication est disponible au coût de 30 $ ( plus 3 $ de frais de poste) auprès des auteurs.

Payable Ă  : Jacqueline Beaudry Dion

C.P. 36512, 598, ave Victoria,

Saint-Lambert, Québec, J4P 3S8

Note: 25$ pour ceux qui avaient déjà acheté la première édition).
En librairie le livre se vend 35$.

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Publications : The Modern Eye

Posté par Jacdesterres le 07/11/2011 09:50:00 (1549 lectures)

The Modern Eye: An Exhibition and a catalogue.
Open in new windowCraft and Design in Canada, 1940-1980
The exhibition is held from
July 22, 2011 - November 27, 2011 at the Art Gallery of Greater Victoria.

Modernism dominated craft and design in Canada from the 1940’s to the 1970’s. The exhibition explores the modernist viewpoints held by Canada’s most prominent designers and craft artists working in this period. Included over 150 pieces of furniture, ceramics, and household items that best illustrate modernist preoccupation with form, colour, texture, experimentation, functionality, and honest use of materials. Items chosen reflect an interest in new materials and techniques and an awareness of contemporary trends in abstract art and Modern architecture. Featured are dozens of pieces of furniture, ceramics, and household items that best illustrate modernist preoccupation with form, colour, texture, experimentation, functionality, and honest use of materials. Accompanied by biographies of the leading designers of the time.

Guest curated by Allan Collier, The Modern Eye borrows from local and national collections and is accompanied by an illustrated exhibition catalogue.

Allan Collier is a member of ACCQ.


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Publications : RĂ©pertoire sur l'hĂ©ritage cĂ©ramifère du 20e siècle au QuĂ©bec

Posté par Anonyme le 21/07/2011 10:10:00 (1427 lectures)
Publications

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous,

Vous désirez une copie de mon livre : «Répertoire sur l'héritage céramifère du 20e siècle au Québec», elle est enfin disponible. Ce répertoire comprend environ 475 noms : ateliers, ateliers-boutiques, associations, boutiques, centrales et comptoirs d’artisanat, coopératives, distributeurs, écoles, exportateurs et importateurs, fabriques, festivals, foires, galeries, instituts, poteries, salles d’exposition, salons d’exposition, etc.

Ce répertoire se veut aussi un guide et un outil d’identification afin de consulter dans une seule œuvre, toute la littérature retracée. Les bibliographies, les sites Internet et les filmographies sont accompagnés d'informations parfois inédites. Dans ce sens, l’auteur a colligé toutes les estampilles retracées jusqu'à ce jour. En plus des «Note de l’auteur» y sont ajoutées. Elles sont le fruit d’analyses et de conclusions issues d’observations. Tout cela confère à l’ouvrage, un caractère didactique unique.

Pour cette édition, l’auteur a choisi de mentionner uniquement les ateliers de travail et les fabriques de poterie immatriculés légalement par leurs créateurs. Par ailleurs, des appellations commerciales utilisées et documentées dans la littérature, ont également été retenues.

Une exception est faite cependant pour ceux et celles qui ont influencé, à différentes époques, l’histoire de la céramique québécoise d’une façon indélébile. Ils sont répertoriés sous «Atelier» suivi de leur nom. Un autre projet d’écriture, sous la forme d’un répertoire sur nos céramistes et potiers du 20e siècle, est aussi en cours. Il comblera ce volet.

Vous pouvez contacter l'ACCQ ou Contactez-moi à lisette.gagne@umontreal.ca pour un envoi postal, suite au paiement de 30.00$, plus les frais postaux de 5$. J'accepte les paiements par Paypal, chèque personnel avec un délai de 10 jours. Il aura aussi la possibilité de ne pas le réserver et vous devrez payer les frais de C.O.D. d'environ 8.00$ pour le recevoir par Poste Canada.

Merci,

Lisette Gagné

N.B. Je ne serai pas disponible à partir de la mi-août. Alors comandez-le maintenant.



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Publications : Harvesting Clay The Beauce Pottery in the 1940's by Alan C. Elder (In English)

Posté par Jacdesterres le 27/02/2011 14:30:00 (1649 lectures)
Publications

This text was published in French in CÉRAMAG, Numéro 7, hiver 2009.
La moisson d’argile
En mai 2008, le Musée canadien des civilisation a inauguré une nouvelle exposition en vitrine consacrée à un style d’art populaire québécois. La moisson d’argile – La céramique de Beauce dans les années 1940 donna aux visiteurs l’occasion d’admirer une collection de plus de soixante pièces de potiers d’argile rouge récemment données au Musée et provenant de collections privées.


When I joined the staff of the Canadian Museum of Civilization as curator of Canadian craft and design in 2002, one of my first jobs was to survey the existing collection and ascertain both its strengths and weaknesses. The Canadian Museum of Civilization’s collection includes both industrial and handmade ceramics from all parts of Canada.

In 1976, a large collection of industrially made ceramics—primarily from Alberta manufacturers such as Hycroft and Medalta—had been acquired from an Albertan collector. Many of these works are now part of a longterm display in the Ressources de la frontière section of the Museum’s Canada Hall.

In 1989, Stephen Inglis, then the Museum’s director of folk culture studies, acquired over 200 works from Erica Deichmann Gregg. These handmade works, made by Gregg and her late husband Kjeld Deichmann formed the core of an exhibition that travelled across the country. Other acquisitions, such as the Massey Foundation collection and the Ontario Crafts Council collection, included ceramics; each brought with them their own specializations.

However, I was concerned that examples of work by many of the important potters of Quebec were missing from the CMC’s collection. Particularly noticeable was the lack of Beauce ceramics. The Beauce pottery is important to the Canadian Museum of Civilization for two reasons. It is the story of changing aesthetics from the early 1940s to its demise in 1989, but it also reflects social issues, such as growing urbanization, the distribution of income and the maintenance of cultural traditions. I was particularly interested in looking at the early production of the pottery: the red-clay works of the 1940s.

I was fortunate to meet Daniel Cogné, author of the book, Céramique de Beauce. Daniel offered works from his collection, and introduced me to another collector, David Rhody. Along with Richard Carrier, they generously offered over 100 works to the Canadian Museum of Civilization. It is a selection of these works that is currently on view.
Alan C. Elder

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Publications : Virginia McClure ceramist, painter, writer (In English)

Posté par Jacdesterres le 27/01/2011 15:50:00 (1587 lectures)
Publications

The well-known ceramist Virginia McClure is also a respected painter and a talented writer. Born in 1928 in Montreal, she published last year her third book entitled The Yellow Painting, a memoir. (edited by the Visual Art Center, Montreal, 2009) .

While the two previous books were poetry, this one is an autobiography which is very touching to read and surprising in its honest reminiscences and lucid descriptions of the social life in Montreal and Boston. Family and personal tragedies as well as career successes are described openly.

Of special interest to art historians and collectors of ceramics will be many hitherto unknown facts concerning the ceramic art scene in Montreal in the second half of the century. The activities of the Potters Club (1946-1970) and of its successor the Visual Art Center, the pride of Virginia McClure, are well documented. Many comments on her life as a ceramist, teacher of ceramics and painter are dispersed throughout the narrative.
The book is for sale ($20) at the Visual Art Center, McClure Gallery, 350 Victoria avenue, Westmount. Definitely a recommended reading for our members of the Association of collectors of Quebec ceramics!

Jacqueline Beaudry Dion

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Publications : CRUCHES ANCIENNES ET MARCHANDS DE MONTRÉAL : Collectionneurs, Ă  vos marques!

Posté par Jacdesterres le 05/01/2011 22:40:00 (5153 lectures)
Publications

Notes de JEAN-PIERRE DION,
en marge du livre de MAURICE RICHER : LES CRUCHES DE MARCHANDS DU QUÉBEC .

DĂ©cembre 2010.

En 2008 paraissait le livre de Maurice Richer « Les cruches de marchands du Québec ». On peut trouver mon compte-rendu de ce livre dans Céramag no 8, hiver 2010, p. 47. Voici, tel qu’annoncé en ce compte-rendu, pour les cruches et marchands de Montréal, quelques ajouts, corrections et précisions concernant les prénoms inconnus sur ces cruches du livre de Richer, les dates d’opérations aux adresses citées et quelques petits détails sur les commerces en cause. Le collectionneur de cruches trouvera sans doute utile d’imprimer ces notes pour joindre au livre de Maurice Richer…

Ces informations sont puisées pour l’essentiel dans les annuaires Lovell de Montréal. Il faut savoir que le Lovell accuse parfois un retard dans la mise à jour de ses informations, incorporant à l’occasion un commerce alors que ce dernier a déjà cessé d’exister…Dans les notes qui suivent, Histoire fait référence au livre Histoire du Commerce Canadien-Français de Montréal 1535-1893, publié en 1894 sous les auspices de la Chambre de commerce du district de Montréal. Book fait référence au livre The Book of Montreal, 1903, par Ernest J. Chambers. Credit se réfère au Credit Guide d’août 1881 du Bureau de Crédit (Gagnon Frères, Montréal). Bradstreet signifie Bradstreet’s Commercial Reports de juillet 1874. Le lecteur curieux trouvera aussi un résumé du commerce de Montréal des années 1840-1890 dans Histoire, p. 57-74 ainsi que dans Semi-Centennial Report of the Montreal Board of Trade, Montréal, 1893,

À noter que la rue St-Mary, un prolongement vers l’est de la rue Notre-Dame de l’époque, devient en 1897 une partie de la rue Notre-Dame.


p.43 du livre de Richer : Tiffin Thomas, groceries & wines, corner St-Paul & Jacques Cartier sq. est en opération, sous ce nom, de 1854 à 1863. De 1864 à 1885 le nom change aux Lovell pour Tiffin Thomas & Co. La cruche pourrait être antérieure à 1864.

p.44 : Giroux Frs, Wine Merchant, 139 (et non 189) St Lawrence, home 139 ½ St Lawrence, apparait au Lovell en 1893. En 1895-96, on mentionne Giroux François de Edmond et Giroux, à l’adresse 139 ½ St Lawrence. On le voit encore en 1896-97 mais à partir de 1897-98, il est agent pour une autre compagnie. La cruche doit être de la période 1893-1897.

p. 45 : Adams, James D. grocer, wines, liquors & provision, 257 St Lawrence, selon son inscription aux Lovell de 1865 à 1886-87. Antérieurement, il est simplement épicier (grocer) à diverses adresses : 121 St Lawrence en 1853 (première mention), 163 St Lawrence en 1855, 161 St Lawrence en 1860,…À partir de 1887-88, il est importateur et marchand de thé, vins et marchandises générales, en gros et détail, au 257 St-Laurent (St-Laurent en français au Lovell).

p.47 : Edwards David, grocer, 285 St. Joseph en 1861-1863, Edward (sans s final) David, dealer in wines, groceries & provisions, 285 St. Joseph, en 1864-65, 475 St. Joseph en 1865-66, 475- 477 St. Joseph en 1866-67 et 1867-68; on le trouvait aussi à partir de 1858-59 au 177 St-Joseph, avec la mention provision store. Cette cruche serait ultérieure à 1865.

p. 48 : Il s’agit plutôt ici de Grace P & Co. Patrick Grace est épicier de 1858 à 1875 ou plus tard, à diverses adresses. Le 25 St. Mary corresponds aux années 1862-63 à 1864-65. Après il est au 589 puis 591 St. Mary (Lovell).

p. 50 : La première mention au Lovell de Cuddy et Brodeur (S.L. Cuddy, A.N. Brodeur) est en 1898-99, avant c’est Brodeur et Co. L’adresse sur Saint-Laurent est le 233 et non le 288. Il est décrit comme Wholesale and retail china, crockery & glassware, avec une seconde adresse au 1525 St- Catherine et au 1513 St-Catherine.

p.51 : Arsène et Jacques Corbeil sont associés déjà en 1875 pour la vente de groceries, wines, liquors and provisions et ce pour une dizaine d’années. Le nom d’A. Corbeil seul apparaît pour la première fois en 1887-88, avec commerce au 1564 Ste-Catherine, et non 564. Mais son nom en conjonction ave le mot importateur (importer of groceries, wines, liquors and provisions) apparaît seulement en 1890-91 et 1891-92. Plus tard il est décrit comme agent. La cruche daterait de la période 1890-1893 ou un peu avant, compte tenu des délais de publication des annuaires Lovell.

p.52 : Les frères Anthony et John Kerry s’associent à Thomas Crathern à partir de 1861 sous le nom Kerry Brothers & Crathern Chemists & Druggists, au 184 St-Paul, où habite Anthony alors que John réside au 81 Durocher. John était antérieurement membre de la firme pharmaceutique Carter, Kerry & Co. On trouve Kerry Br. & Crathern en 1865 au 351 St-Paul, ayant une fabrique drug and spice mill, 25 St-Jean-Baptiste. Ils seront en affaire de 1870 à 1874 à cette même adresse et en même temps au 21, 23, 29 St-Sulpice, en plus d’être propriétaires du laboratoire et moulin d’épice au 25 St-Jean-Baptiste. Après, la firme devient Kerry Watson &Co.

p.53 : Kerry Watson & Co. est une firme des pharmaciens actifs en 1874, œuvrant au 351 St-Paul, adresse de la firme précédente Kerry Bro. & Crathern. La firme possède aussi des laboratoires, des moulins à épice et des entrepôts sur la rue Saint-Jean-Baptiste. La première mention aux Lovell de l’association Kerry Watson &Co. date de 1874-75 alors que Book, p. 128 indique 1872 pour le début de cette association. Le Bradstreet’s Commercial Reports pour juillet 1874 donne à cette firme une cote de crédit très élevée, bien supérieure à celle des Farrar par exemple, avec des avoirs estimés entre 100000 et 150000$. Les deux partenaires sont John Kerry habitant le 149 Durocher et David Watson, au 193 St-Denis. Anthony Kerry n’est plus de la partie, ayant décidé d’étudier la médecine en 1874-75. En 1884-85, le Lovell annonce Kerry Watson & Co., Wholesale Druggusts, sole proprietor of Cray’s Syrop Red Spruce Gum. En 1890, il mentionne une filiale à London, Ont., puis une autre à New York et Boston et un autre Kerry (William S.) se joint à la firme. John Kerry meurt en 1896, Watson se retire en 1900 laissant W.S. Kerry seul propriétaire. Voir Book, p. 128.

p. 56 : On trouve aux annuaires Lovell la première mention de H. Belisle wholesale and retail grocer en 1893-94, avec commerce au 159 St-Paul, sa résidence étant au 146 Champs de Mars. Il opère son commerce au même endroit jusqu’en 1900. Cette page 56 se répète en page 83 du livre de Richer.

p.58 : Louis W. Telmosse et Godefroi Gamelin Gaucher sont associés sous le nom de Gaucher & Telmosse depuis 1867, jusqu’en 1891. En 1870-71, ils vendent groceries, wines and liquors, au 200 St-Paul ainsi qu’au 161 des Commissaires. Le Lovell de 1880 indique Gaucher & Telmosse, wholesale grocers, flour dealers, wine and spirit merchants au 242-44 St-Paul ainsi qu’au 87-89-91 rue des Commissaires. Une biographie de Gaucher peut être consultée dans Histoire, p. 118.

p. 59 : La firme Laporte Martin et Cie fut fondée en 1888, les trois associés étant Hormidas Laporte, Jean-Baptiste-Albert Martin et Joseph Octave Boucher. C’est seulement en 1894-95 que la firme Laporte Martin & Cie. arrive sur Saint-Pierre, au coin de Lemoine, occupant les adresses 72-78 St-Pierre jusqu’en 1900. Il y a eu jusqu’à 6 associés en 1897-98 avec l’indication Wholesale Dealers in teas, wine, liquors & commission merchants. En 1900 les adresses sont 66-78 St-Pierre alors qu’en 1903 on note la raison sociale Laporte Martin et Cie Limitée, au 70-78 St-Pierre. On les trouve avant 1894 au 2476 Notre-Dame et aussi au 2548 Notre Dame. On consultera des biographies détaillées de H. Laporte , de J.B.A. Martin et de J.O. Boucher dans Histoire, aux pages 101, 110 et 125 respectivement. Il y a des compléments d’information sur la firme, avec photos des 6 associés dans le livre Book, p. 119-120.

p. 60 : Il existe plusieurs O. Champagne, épiciers à Montréal. Celui de la rue Notre-Dame, Onésime Champagne, est, selon les Lovell, en opération au 1247 de cette rue, habitant le 1249 Notre-Dame, de 1897 à 1905-06. Il est par la suite à une autre adresse : 633 Notre-Dame.

p. 61 : [A.] Beauchamp [Alphonse] Pigeon & Co. est une firme présente aux annuaires Lovell de 1883 à 1891-92, comme importers of groceries, wine, liquor, wholesale, retail, au 202 St-Paul et au 51 des Commissaires. En réalité, la firme Beauchamp Pigeon sera dissoute en 1888. Pigeon continue seul jusqu’en 1891 alors qu’il s’associe à Gendron…toujours à la même adresse. Voir Alphonse Pigeon, p. 116, Histoire.

p. 64 : Collin Napoleon & Co. groceries, wine, liquors and provisions, est une firme en opération en 1889- 91 au 1470 Notre Dame, le lieu de résidence de Napoléon Collin. À partir de 1891-92, et jusqu’en 1905-06, il tient son commerce au logis voisin de sa résidence, soit le 1472 Notre-Dame. Ce numéro devient apparemment le 310 Notre-Dame à partir de 1905.

p. 65 : Gravel Frères ( L.C. et Geo. M.) sont des épiciers et importateurs de vins et liqueurs, situés sur la rue Craig, coin Saint-Laurent, depuis le milieu des années 1860. Mais c’est en 1897-1900 qu’ils sont au 12 Saint-Laurent (et non le 112, qui doit être une erreur de poinçon) et la cruche doit dater de cette période. En 1899, ils deviennent agents pour Dominion Chicory Co, et en 1900 ils s’établissent au 2241 Ste-Catherine. En 1905-06 ils sont au 2290-2292 Ste-Catherine.

p. 66 : Mathieu E & Frères, dealers in general groceries, wine, liquors, sont d’abord au 77 Notre Dame. Les frères sont Aimé et Euclide. C’est à partir de 1884-85 qu’ils sont inscrits aux Lovell au 87 St-James (St-Jacques), et ce jusqu’en 1893-94.

p.67 : Millen John Groceries, paints, hardware, grain, plumber’s…est inscrit au Lovell en 1890-91 avec adresse 1323-1331 Ste-Catherine, sa résidence étant au 393 St-Hubert. Son commerce est à cette adresse depuis 1887, après avoir occupé le en 1885-87 le 441-447 Ste-Catherine. À partir de 1894, le Lovell annonce Millen John & Son, 1325-1331 Ste-Catherine.

p. 68 : Il y a deux Thomas Lamb actifs dans l’épicerie vers 1875-1900. Celui qui nous intéresse ici est Thomas Lamb, dealer in groceries, wine & liquors, provisions, flour, grain, au 17 Carré Chaboillez. Il est inscrit au Lovell à cette adresse brièvement, soit de 1893-94 à 1895-96. De 1872 a la fin des années 1880, il opère son commerce sur la rue St-Joseph puis sur Notre-Dame. De 1890 à 1893, il est au 19 Carré Chaboillez. Sa dernière année d’opération semble être en 1897-98, au 23 Carré Chaboillez. Il ne faut pas confondre ce Thomas Lamb avec son homonyme qui était à la fois boulanger et épicier et qui n’a jamais été sur Chaboillez .La cruche serait de la période 1893-96.

p.69 : La firme Hodgson Bros (Arthur, J.H. Jas & John) est décrite aux annuaires Lovell vers 1890 comme Produce Commission Merchants. Les Hodgson s’occupent d’exportation de fromage et de beurre. Henry A. Hodgson émigre d’Angleterre en 1875 pour s’occuper de la branche montréalaise de la firme anglaise Hodgson Brothers, établie à Liverpool en 1856. Arthur, arrivé au Canada en 1885, demeure à l’Hôtel Windsor pour quelques années. On trouve d’abord Hodgson Abraham & Sons en 1877-80, Abraham a sa résidence à Liverpool, Angleterre. Puis en 1884 apparait le nom Hodgson Bros. qui ont pignon sur rue au 8 St-Pierre et au 5 Normand et qui sont présents à Brockville et Belleville, Ont. En 1890-91, ils sont au 12 St-Pierre et au 9 Normand, ainsi qu’à Brockville, Belleville et Napanee. De 1895 à 1905-06, ils sont au 65-67 William. Après il y a changement de raison sociale : Hodgson Bros & Rowson Ltd, décrits comme Exporters & Commission Merchants. Voir Book, p. 102 pour les détails.

p.70 : Lagarde Paul, senior, tient commerce dans sa résidence au 2127 Notre-Dame, au début des années 1880. Il est épicier en gros et détail. Le livre Credit indique Lagarde Paul & Co. avec une cote de crédit Fair (satisfaisant) et un capital entre 3000 et 4000 $. [ Par comparaison, Gravel Frères ont une côte Very Good avec un capital de 20000 à 30000$]. En 1890, le commerce est au 2129 Notre-Dame, en 1895, on trouve Paul Lagarde & Co au 2127 Notre-Dame, avec résidence au 2125 Notre-Dame.

p. 72 : Cartwright J .B. & Co est un marchand de vins situé, de 1876 à 1890-91, au 416 St-Paul. C’est un importateur de vins et spiritueux de qualité. Le Lovell de 1878-79 contient un paragraphe qui décrit James B. Cartwright & Co. comme les seuls agents pour Quetton St George & Co pour la province de Québec, importateurs de vins purs français, espagnols et allemands.

p.73 : N Quintal et Fils. Narcisse Quintal et son fils Joseph Edmond sont des épiciers et importateurs de vins, liqueurs et cigares. Avant 1891, le Lovell indique seulement le 274 St-Paul comme adresse. À partir de 1891-92, ils sont inscrits au 270, 274 St-Paul ainsi qu’au 111, 113 des Commissaires. La cruche pourrait être ultérieure à 1890.

p. 74 : La première mention au Lovell de Morin G. , 333 Mont Royal est de 1905-1906. On le décrit comme fabricant de vins, avec plus de détail en 1907 [manufacturer of 1st class wines of various kinds, red & white, wholesale & retail]. Il change d’adresse déjà en 1909 pour s’établir au 515 Mont-Royal est. Une belle description en français suit son nom au Lovell pour 1909-10 : « Fabricant de vin du pays en gros et en détail. Vin de Port, de Claret, Gingembre, Blanc, Muscadet. Vendu par ½ Gallon en montant : 75 cent, 1$, 1.25$ ». Il n’apparait plus au Lovell à partir de 1918-19. La cruche doit dater de la période 1905-1908.

p.75 : L. Chaput Fils &Cie a déjà en 1881 une cote de crédit meilleure que celle du joallier bien connu Birks, avec un capital de 75000 à 100000$ (Voir Credit) . En 1903, (voir Book, p. 118), cette firme est une des plus importantes de l’industrie de l’alimentation au Canada, utilisant les 6 étages d’un édifice de 100 pieds par 100 pieds, sis au 2,4,6,8 De Bresolles, ainsi que le 17 St-Diziers et 123 à 135 Le Royer. Elle emploie alors plus d’une centaine de personnes et utilise 18 voyageurs de commerce. La firme importe de toutes les parties du monde des produits alimentaires, vins et spiritueux. L. Chaput fonde la firme en 1841 et s’en retire vers 1878; il décède en 1901. En 1903, Charles Chaput, fils de L. Chaput, dirige la firme avec L.E. Geoffrion, F. Prudhomme et son propre fils R. A. Chaput.

p.76 : La firme Lymans Clare & Co, wholesale chemists and druggists, opère sous ce nom de 1860 à 1879. Les Lovell de 1860-61 à 1864-65 donnent comme adresse le 226 St-Paul. En 1862 les officiers sont Benjamin et Henri Lyman ainsi que William H. Clare. C’est à partir de 1865 que la firme est au 384, 386 St-Paul. À partir de 1875-76, l’adresse est différente : 382, 384 et 386 St-Paul. La jarre serait vraisem-blablement de la période 1865-1874. Pour l’histoire des Lymans de l’industrie pharmaceutique de 1800 à 1903, on peut consulter le livre Book, p. 126. Leur implication dans l’industrie connexe du verre à Vaudreuil et à Montréal dans les années 1860 est décrite dans la brochure de Olive I. Wilson : Les verreries de Vaudreuil, Bas-Canada 1845-1877, Vaudreuil-Soulanges, 1996.

p.77 : N. Donais & Frère marchands, épicier. Napoléon Donais et son frère Clément sont épiciers, au 99 St-Paul depuis 1865-66. Ils y seront jusqu’en 1881. On trouve Donais & Brothers, comme épiciers au 63 St-Paul dans les années 1860-65. La cruche est antérieure à 1881.

p.79 : St-Leon Water Co. (Ltd.) est une compagnie vendant de l’eau minérale provenant des chutes de St-Léon. Cette compagnie, active déjà en 1890, est au 54 Carré Victoria, le manager Elzear Massicotte au 5 Place D’Armes en 1891-92, selon le Lovell qui indique aussi Tel 1432. Elle fera aussi l’eau Abenakis en 1905-06. À partir de 1900, le système de téléphone semble changer : leur numéro devient Bell Tel Main 1432.

p. 80 : La compagnie d’approvisionnements alimentaires de Montréal apparait en 1895-96 au 87 St-Jacques, comme successeur à L.W. Telmosse. Ce dernier est d’ailleurs le gérant canadien de la compagnie en 1896-97, alors sise au 87 et 89 St-Jacques. Elle est importatrice en gros de vins , spiritueux, épicerie et produits français. Elle n’apparait plus au Lovell après l’édition de 1897-98. L’adresse 246 St-Paul , ainsi que le 87 et 89 des Commissaires, sont, curieusement, associée à la firme de Telmosse qui était en 1893-95 aussi importateur d’épiceries, vins, liqueurs, conserves alimentaires, thés, etc. La cruche serait de la période 1895-98.

p. 81 : Henri Lachance du 2480 Notre-Dame est voyageur de commerce de vaisselle («crockery») dans les années 1887-88 jusqu’en 1891-92. Avant il est au 43 St-Laurent (1885-86), puis au 2515 et 2519 Notre-Dame (1886-87). Après il est au 3563 Notre-Dame (1892-93) et au 80 St-Martin (1895-98). Cette jarre daterait de 1887-92.

p. 82 : A & D Shannon grocers wine and spirit merchants. Alexander et Daniel Shannon tiennent commerce au 102 et 104 rue McGill en 1868 et 1869. En 1865-66, A & D Shannon sont au 102 McGill. Avant ils sont inscrits au Lovel sous le nom Shannon & Brother, au 128 des Commissaires. Cette cruche daterait de 1868 ou 1869.

p. 84 : Jos. I. Malette ouvre une épicerie au 1616 Ontario (groceries and provisions) en 1889-90. L’année suivante son commerce est au1618 Ontario, alors que sa résidence est le 374 Cadieux. En 1891-92, il tient toujours un commerce d’épicerie au 1618 Ontario et ce jusqu’en 1906 au moins. Mais à partir de 1900, il occupe aussi pour son commerce le 1618 A, rue Ontario. Il est encore en opération en 1910-11, cette fois au 56 et 60 Ontario est. Il est par ailleurs douteux qu’il soit le Jos. Malette senior qui a opéré en 1889-90 un débit de boisson (saloon) au 201 des Seigneurs. La cruche daterait de 1890-1900.

p. 85 : Joseph Octave Villeneuve est un marchand d’épicerie, vin, spiritueux et provisions, faisant commerce au 1256, 1258 et 1260 St-Laurent, au coin du Mile End, à partir de 1885 et jusqu’en 1896 au moins. En cette dernière année, le Lovell annonce que Villeneuve est le seul agent importateur pour J. Dupont, Cognac, Jules Clavelle, Bordeaux… De 1880 à 1885, son commerce est au 316, 318 et 320 St-Laurent, encore au coin du Mile End! Maire du village (quartier) de St-Jean-Baptiste, Joseph Octave Villeneuve sera aussi maire de Montréal en 1894-95. Il est nommé sénateur en 1896 (Voir Morgan, H.J. : The Canadian Men and Women of the time : a Handbook of Canadian Biography, 1898, p. 1040).

p. 88 H, ( planche couleur): Plantagenet Mineral Water Depot apparait sous ce nom au Lovell pour la première fois en 1858-59. W.G. Slack est l’agent général, au 4 Place d’Armes, West End Depot, Bonaventure Building. Auparavant et à partir de 1852, l’inscription est Plantagenet Spring Depot, 4 Place d’Armes. En 1862-65, il est situé au 5 Place d’Armes, en 1865-66 c’est au 11 Place d’Armes et enfin il est au 15 Place d’Armes en 1870-71, dernière année de sa présence au Lovell. Ainsi la cruche serait de la période 1858-62.

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Publications : CĂ©ramistes du QuĂ©bec 1940-1970 : VIENT DE PARAĂŽTRE!

Posté par Jacdesterres le 25/11/2010 11:40:00 (1124 lectures)
Publications

La surprise annoncée pour la pause de la 27e rencontre de l'ACCQ, le 21 novembre, était la parution et la vente du livre Céramistes du Québec 1940-1970

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Dans cet ouvrage de 60 pages, à tirage limité à 100 exemplaires numérotés, les auteurs traitent de 27 céramistes du Québec qui ont débuté leur carrière dans la période 1940-1970. Avec plus de 100 photos couleurs, des biographies et une abondante bibliographie, ce guide constitue un outil de référence pour le collectionneur, l’antiquaire, l’historien de l’art et le grand public.

Jacqueline Beaudry Dion et Jean-Pierre Dion, conférenciers et co-auteurs de «La poterie des Dion», ont publiés plusieurs articles sur la céramique du Québec et des États-Unis. Elle est présidente de l’Association des collectionneurs de céramique du Québec (ACCQ) et il est rédacteur-adjoint de CÉRAMAG, la revue de l’ACCQ.

La publication est disponible au coût de 20 $ ( plus 2 $ de frais de poste) auprès des auteurs.

Payable Ă  : Jacqueline Beaudry Dion

C.P. 36512, 598, ave Victoria,

Saint-Lambert, Québec, J4P 3S8

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